Le gouvernement rend possible le fichage en raison des opinions / Reporterre

Le 7 décembre 2020

Un décret publié mercredi 2 décembre et repéré par le site d’information NextInpact prévoit que des fichiers de police pourront désormais contenir légalement des données sur les opinions des personnes.

L’article R236-13 du code de la sécurité intérieure prévoit donc désormais que «sont autorisés, pour les seules fins et dans le strict respect des conditions définies à la présente section, la collecte, la conservation et le traitement de données (…) relatives (…) à des opinions politiques, des convictions philosophiques, religieuses ou une appartenance syndicale». Jusqu’ici, c’étaient les activités — politiques, militantes, syndicales, religieuses — qui pouvaient être documentées dans les fichiers de police et de gendarmerie. «Maintenant, les opinions suffisent», s’est alarmée la militante des libertés Anne-Sophie Simpere sur Twitter. Lire l’article