Violences policières : “Un autre maintien de l’ordre est possible” / France culture

Par Florence Sturm et Fiona Moghaddam, le 11 mars 2020

Entretien | Des mobilisations de “gilets jaunes” aux marches féministes, en passant par celles pour le climat, la gestion du maintien de l’ordre a souvent été critiquée ces derniers mois en France. L’ONG ACAT publie un rapport soulevant les dysfonctionnements de la doctrine et ses conséquences sur les libertés. Écouter l’émission

Maintien de l’ordre : à quel prix ? / ACAT France

Le 11 mars 2020

Les questions d’usage de la force par les policiers et les gendarmes ont rarement été autant débattues. Le nombre de blessés ou tués dans le cadre de manifestations trahit des  dysfonctionnements dans les pratiques de maintien de l’ordre. Bien que ces drames  peuvent sembler exceptionnels comparés au volume d’interventions des forces de l’ordre, l’ACAT interroge sérieusement la politique des autorités en matière de gestion des foules manifestantes dans son rapport intitulé « Maintien de l’ordre : à quel prix ? »

Fidèle à son mandat axé sur le respect des droits humains, l’ACAT poursuit ses travaux sur l’usage de la force et alerte dans ce nouveau rapport les gouvernants français, les rappelant à leur obligation de protéger les libertés et droits fondamentaux, de prévenir et sanctionner toutes les violences, et tout particulièrement les violences illégitimes commises par les forces de l’ordre

Lien vers le rapport

Violences policières, nouvelle doctrine ou vieille histoire ? / France culture, l’invité(e) des matins

Par Guillaume Erner, le 10 mars 2020

Des manifestantes féministes traînées à terre par des CRS en marge d’une marche organisée le 7 mars dernier à Paris. Ces images, qui ont fait le tour des réseaux sociaux, témoignent de la nouvelle doctrine sécuritaire basée sur « l’impact », selon les propres termes du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Depuis les manifestations contre la Loi Travail et la crise des gilets jaunes, les violences policières sont pointées du doigt. Écouter l’émission

«Le modèle français, c’est la police qui fait peur» / Médiapart, l’entretien

Par Fabien Escalona, avec Sebastian Roché et Pascale Pascariello, le 9 mars 2020

Entretien avec Sébastian Roché, qui décortique les dimensions de la «crise systémique» de la police en France. Directeur de recherches au CNRS, il avertit contre le risque de «sud-américanisation» des forces de l’ordre. Voir la vidéo

Appel pour une assemblée de riposte aux violences d’Etat, qui se tiendra le 15 mars / Reporterre

Des intellectuels, militants, journalistes réagissent aux violences policières et à la violence d’Etat. Au-delà de la dénonciation, ils et elles proposent une action commune et proposent une assemblée de riposte aux violences d’État. Voici leur texte, publié lundi 9 mars :

« Violences policières, violences judiciaires, acharnement administratif : les violences d’État s’abattent depuis des années et nous le savions – parce que nous connaissons ce qui se passe dans bien des quartiers et que révèlent avec courage et ténacité les collectifs qui exigent justice et vérité ; parce que nous connaissons la violence féroce qui pourchasse les migrantes et migrants, que l’on traque, enferme, expulse, ou bien qu’on laisse mourir – une indignité. Ou nous ne le savions pas, pas assez – parce que nous découvrons la répression implacable des mouvements sociaux, depuis la loi Travail jusqu’au soulèvement des Gilets jaunes et à la mobilisation contre la casse des retraites, comme une révélation. La violence policière, mais aussi administrative et judiciaire, sociale et politique humilie, matraque, mutile, condamne et incarcère ; elle tue aussi parfois, d’abord dans les quartiers populaires. Parce que nous lui disons non, elle voudrait nous briser. Lire la suite

Informations sur l’assemblée du 15 mars à 12 h aux Grands Voisins (Paris 14e)

“DÉGAGEZ, Y’A RIEN À VOIR !” LE DOCUMENTAIRE DE LA MULE EN AVANT-PREMIÈRE LE 11 MARS AU CASA / La Mule du pape

Le 5 mars 2020

Observateurs de la Ligue des Droits de l’Homme, vidéastes amateurs ou professionnels, journalistes et reporters, photographes, automédias ou live streamers, simples citoyens, nombreux sont les témoins qui sillonnent les manifestations depuis que le mouvement des Gilets jaunes a enclenché un cycle hebdomadaire où révolte et répression ont mené un combat d’une intensité inédite dans notre histoire récente.

Si la réalité des violences policières a très largement été occultée dans un premier temps dans les media de masse, le travail d’immersion de certains media jaunes ou indépendants a permis de révéler la réalité de pratiques délétères et de manquements déontologiques exercés en toute impunité par les forces de l’ordre. Tout comme l’implication de simples citoyens parfois tout juste équipés d’un smartphone. Lire la suite

Mère de famille éborgnée à Villemomble : les violences policières à l’épreuve des vidéos / Le Parisien

Par Nathalie Revenu, le 5 mars 2020

Les vidéos tournées par les riverains ont joué un rôle décisif dans l’affaire jugée par la cour d’appel de Paris. Elles valent à deux policiers de se retrouver devant une cour d’assises pour avoir éborgné une femme aujourd’hui décédée.Lire la suite

Coups de matraque & spray : des violences policières gratuites ? / La Mule du pape

Par R. Parreira, le 1er mars 2020

Lorsqu’on est sur le terrain, on se rend compte que bien souvent les policiers ignorent la loi. Leurs graves lacunes, peut-être dues au manque de formation, sont justifiées par l’IGPN et l’IGGN comme “a culpa castas – exempts de faute”, de pures fatalités inhérentes à la complexité des situations au cours de leur travail. La population, victime de la violence d’État angoisse.

En France, la loi s’exprime sur deux mesures: la violence des maillons les plus faibles de la population “condamnable”, et la “violence légitime” de la police, “protégée et invisiblisée” par la violence institutionnelle et “non condamnable”. Plusieurs événements en 2019 ont montré que la police se définit au-dessus de la loi, et la vox populi se demande “qui sont vraiment les criminels”. Lire la suite