Pour faire taire Ian B, expert des violences policières, la justice le condamne à huit mois de prison / Reporterre

Par Laure-Anny Cholez le 12 décembre 2020

Ian B, militant de longue date contre les violences policières et animateur du collectif Désarmons-les, a été condamné à huit mois de prison ferme pour violences à la suite d’une manifestation de Gilets jaunes, à Montpellier. «Après avoir réprimé les manifestations, on veut aujourd’hui réprimer ceux qui veulent les documenter», assure un spécialiste de la répression d’État. Lire l’article

«Sécurité globale»: une vision totalisante de la sécurité / Médiapart

Le 7 décembre 2020 par Jérôme Hourdeaux

Si la question de la liberté d’expression a monopolisé les débats, ce texte a une ambition bien plus large : celle de constituer un « continuum de sécurité » allant des policiers nationaux et gendarmes jusqu’aux agents de sécurité privée, en passant par les policiers municipaux et les gardes champêtres. Suite de l’article réservée aux abonnés

Le gouvernement rend possible le fichage en raison des opinions / Reporterre

Le 7 décembre 2020

Un décret publié mercredi 2 décembre et repéré par le site d’information NextInpact prévoit que des fichiers de police pourront désormais contenir légalement des données sur les opinions des personnes.

L’article R236-13 du code de la sécurité intérieure prévoit donc désormais que «sont autorisés, pour les seules fins et dans le strict respect des conditions définies à la présente section, la collecte, la conservation et le traitement de données (…) relatives (…) à des opinions politiques, des convictions philosophiques, religieuses ou une appartenance syndicale». Jusqu’ici, c’étaient les activités — politiques, militantes, syndicales, religieuses — qui pouvaient être documentées dans les fichiers de police et de gendarmerie. «Maintenant, les opinions suffisent», s’est alarmée la militante des libertés Anne-Sophie Simpere sur Twitter. Lire l’article

Communiqué suite à la condamnation d’un membre de Désarmons-les !

Ce jeudi 3 décembre au tribunal de Montpellier, ian, membre de Désarmons-les, se faisait juger sur la base d’un faux en écriture publique réalisé par un agent des Compagnies départementales d’intervention, Jean-Charles Notolan. Ce dernier, après avoir maltraité une observatrice de la LDH au cours de la manifestation du 28 septembre 2019 [1], en lui assénant des coups répétés de bouclier (affaire faisant l’objet d’une plainte IGPN de la part de ladite observatrice), s’était plaint de violences imaginaires de la part de ian, mais aussi d’outrage (il faut bien arrondir sa paie), avant que ses collègues n’ajoutent un délit de groupement en vue de commettre des violences, prétextant la présence dans sa sacoche d’un résidu de grenade lacrymogène percutée [2]

Le déroulé des faits avait été publié ici : https://desarmons.net/2019/10/01/ianb-membre-de-desarmons-les-revient-sur-son-arrestation-a-montpellier-le-28-septembre-2019/

Une affaire somme toute banale qui ne laissait pas présager un coup de massue comme celui qui est tombé sur la tête de ian en fin d’audience : 8 mois de prison ferme et 600 euros au titre des dommages et intérêts ! Lire le communiqué

ban rubber bullets / Free streets now

1 in 5 people shot with a “non-lethal” round are killed or permanently injured.

“Non-Lethal” Rounds

  So-called “Non-lethal” rounds such as rubber bullets have been used by law enforcement for decades for crowd control.  

Unfortunately, these munitions can not only prove lethal but physically and mentally debilitating as well. 

In recent months we have seen such weapons used to devastating effect in major cities across America. 

Against people often doing nothing more than peacefully protesting, walking by a protest, or marching for a certain cause. 

We want to shine a light on just how damaging such so-called “non-lethal” munitions like rubber bullets are. 

Because while they may not kill you, the horrific injuries they can impart might make you wish that they had.  

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Mort de Zineb Redouane : les preuves qui accusent la police / Disclose

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Cette contre-enquête sur les causes de la mort de Zineb Redouane, le 2 décembre 2018, démontre que son décès suite à un tir de grenade en marge de l’acte III des gilets jaunes résulte d’une faute policière couverte par la hiérarchie. Une enquête vidéo réalisée par @Disclose et @Forensic Architecture. .Enquête / Script – Francesco Srebegondi (FA) Mathias Destal (Disclose) .Modélisation 3D – Martyna Marciniak (FA) .Montage / Motion design – Emile Costard .Voix – Magali Serre (Disclose) .Enregistrement et mixage voix – Quentin Bresson (BingeAudio) .Coordination / réalisation – Francesco Sebregondi 🔍 L’intégralité de l’enquête : https://disclose.ngo/fr/article/affai…

Tabassage de Michel Zecler: les quatre policiers mis en examen, deux écroués / Libération

AFP, le 30 novembre 2020

Quatre policiers ont été mis en examen et deux d’entre eux écroués, après le passage à tabac et les propos racistes proférés à l’encontre du producteur noir Michel Zecler, dans cette affaire qui électrise le débat autour des violences policières et de la loi «sécurité globale».

Parmi ces quatre policiers mis en examen dans la nuit de dimanche à lundi par un juge d’instruction, trois l’ont été pour «violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique (PDAP)» conformément aux réquisitions du parquet de Paris, avec plusieurs circonstances aggravantes dont «des propos à caractère raciste». Lire la suite

Photographe syrien blessé à Paris: le parquet ouvre une enquête / Huffpost

Ameer al-Halbi, collaborateur de Polka et de l’AFP, a été blessé violemment au visage lors de la manifestation de samedi.

VIOLENCES POLICIERES –  Une enquête a été ouverte ce lundi 30 novembre en “recherche des causes des blessures” subies par le photographe syrien Ameer al-Halbi, collaborateur de l’AFP et de Polka, lors de la manifestation samedi, a appris l’AFP auprès du parquet de Paris.

Cette enquête, confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), vise à éclaircir les conditions de survenance” de la grave blessure au visage de ce photographe âgé de 24 ans qui avait couvert le conflit syrien pour l’AFP et est installé en France depuis près de trois ans. Un coup de matraque d’un fonctionnaire de police pourrait être en cause. Lire la suite

La préfecture de police de Paris a menti pour couvrir les tirs d’un policier sur des jeunes innocents / Médiapart

Par Pascale Pascariello et Armelle Baudet, le 29 novembre 2020

Alors que Gérald Darmanin doit être auditionné lundi à l’Assemblée nationale sur l’action des forces de l’ordre, Mediapart publie une nouvelle vidéo témoignant d’une action incompréhensible. Six jeunes, n’ayant commis aucun délit, sont violemment interpellés par des policiers agissant en toute illégalité. L’un des agents tire deux fois, sans sommation, vers la tête du conducteur. La préfecture de police de Paris n’a pas suspendu ce policier affirmant que la justice avait conclu à la légitime défense. Ce qui est faux.

«Une voiture noire nous a coupé la route. » Des hommes en sont sortis, « j’ai vu deux armes pointées sur nous et, quelques secondes après, on a entendu les coups de feu. » Assis à l’arrière de la voiture, « j’ai baissé la tête, j’ai vu ma vie défiler car j’ai vu la vitre se briser », confie Hugo, 19 ans, l’un des passagers.

Son ami Paul, qui ce soir-là conduisait le véhicule, se souvient, lui aussi, de ces hommes armés qui lui criaient : « “Coupe le contact, coupe le contact, enculé !” J’étais terrorisé. J’ai enclenché la marche arrière, car j’ai cru qu’on allait se faire tuer. »

Cette nuit du 30 avril 2019 restera à jamais gravée dans la mémoire de Paul, d’Hugo et de quatre de leurs amis, âgés de 16 à 22 ans. À 2 heures du matin, dans le bois de Boulogne à Paris, arrêtée à un feu rouge, leur voiture est soudainement bloquée par trois véhicules. Huit hommes armés en sortent, les mettent en joue et l’un d’entre eux tire à deux reprises, visant notamment la tête de Paul. 

Contrairement à ce que craignent ces jeunes gens, ces hommes ne sont pas des voyous, mais bien des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) qui, parce qu’ils les suspectent d’un vol de sac à main, les interpellent sans le moindre signe d’identification, ni brassard ni gyrophare. Et, alors que la situation ne présente aucun danger, ils vont user de leur arme sans faire de sommation.

Aucune image de ces violences policières n’a circulé sur les réseaux sociaux ou dans les médias. Et pour cause, les seuls enregistrements provenant des caméras de vidéosurveillance n’ont été transmis à Paul qu’en juin, après de nombreuses demandes, depuis mai 2019, de son avocat, Raphaël Kempf, auprès du parquet de Paris. 

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