Campagne « Interdisons les armes policières mutilantes »

Mis en avant

Banlieues, supporters sportifs, ZAD, mouvement des gilets jaunes, manifestations contre la loi travail ou la réforme des retraites … de façon de plus en plus systématique, des morts et des mutilations à vie sont le fait des armes policières (grenades, LBD, …). Ces armes sont utilisées par les gouvernements pour instiller la peur et, dans le cas des mouvements sociaux, continuer à imposer par la force des politiques antisociales. Cela s’accompagne d’un niveau accru de répression et de violence dans les interventions des forces de l’ordre jusque dans les événements festifs comme en témoigne la charge lors de la fête de la musique à Nantes en juin 19.
Depuis des années, mais plus encore ces derniers mois, de nombreuses initiatives (rapports, prises de position, manifestations, pétitions, recours judiciaires…) ont été menées par des acteurs très différents (associations, collectifs, syndicats, organisations politiques, professionnels, …) pour dénoncer l’usage de ces armes en France (interdites ou bien moins utilisées ailleurs, reconnues pour certaines comme armes de guerre, voire interdites en temps de guerre). Il faut maintenant consolider et faire converger ces initiatives pour obtenir enfin l’interdiction de ces armes.
C’est l’objet de cette campagne nationale large, durable et ciblée sur l’interdiction de ces armes. Elle a été initiée à Montpellier par la publication d’une tribune signée par des citoyenne.nes, de nombreux collectifs, associations et organisations, et toujours à la signature.

La grenade GM2L «ne projette aucun éclat vulnérant», vraiment ? / RT France

Par Antoine Boitel, le 25 février 2020

Après que plusieurs de ses journalistes ont été blessés sur le terrain par la grenade GM2L, RT France a voulu en savoir plus sur cette arme des forces de l’ordre. Journalistes, manifestants, ONG, policiers, médecin, fabricant d’armes : ils racontent. «Lors de son fonctionnement, la grenade GM2 Lacrymogène libère instantanément un nuage de CS pulvérulent couvert par un fort effet sonore déstabilisant les manifestants. […] Les matériaux employés pour la fabrication de cette grenade (plastique polyéthylène élastomère) permettent de ne générer aucun éclat lors de son fonctionnement» : c’est ainsi que la grenade GM2L est décrite dans une plaquette du fabricant SAE (pour Société d’armement et d’études) Alsetex. Lire la suite

Face aux images de violences policières, le pouvoir se contente d’ajuster sa com’ | Mediapart

L’exécutif a haussé le ton contre les forces de l’ordre après la diffusion d’une image montrant un policier faisant un croche-pied. Mais dans le fond, rien n’a changé. Le pouvoir continue de nier le caractère systémique des violences policières.

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The violence of the French police is not new, but more people are seeing it now / The Guardian

Par Mathieu Rigouste, le 13 février 2020

Since the appearance of the gilets jaunes (yellow vests) movement in December 2018, and with the recent demonstrations and strikes against pension reform, the question of police violence in France has entered the mainstream.

And the stream of shocking social media videos continues: at an anti-pension reform demonstration in Lyon this year, a police officer fired a teargas grenade at students filming the crowd from the balcony of their apartment. Another one fired a “flash-ball” at a demonstrator at point-blank range. At a gathering in the centre of Paris, police appeared to throttle Cédric Chouviat, a 42-year-old motorcycle courier, who later died with a broken larynx. These images – of the police beating vulnerable people, blinding others or blowing off their hands – have forced the authorities to admit that police violence actually exists. Lire la suite

Blessures invisibles, les impensées de la répression / Le Média

Par Elsa Gambin, Léo Tixador et Nicolas Mayart, le 12 février 2020

D’innombrables arrestations, des milliers de blessés, et des centaines de personnes traumatisées parmi les manifestants : la violence de la répression policière affecte les corps et les esprits. Ceux qui ne sont pas atteints dans leur chair souffrent aussi, tétanisés par la peur, et voient leur existence bouleversée par les cauchemars ou la paranoïa.

« La peur, quand on la perçoit, c’est fini. C’est la boîte de Pandore », résume Valk, photographe à Nantes. Depuis environ 1 an, cette habituée des luttes, toujours prompte à sortir l’appareil photo, ne peut plus s’y rendre. Elle a d’abord ressenti la peur, lancinante, encore un peu floue, « à la façon que j’avais de me harnacher ». Une seconde fois, elle s’est rappelée à elle de manière frontale. Une panique au milieu d’un épais brouillard de gaz lacrymogènes, l’impossibilité de bouger. « J’étais tétanisée. Un militant, habillé tout en noir, m’a mis la main sur l’épaule. Il m’a juste dit « ça va ? ». Ça m’a fait revenir à la réalité. Ce simple geste, précautionneux et aidant, m’a sortie de ma torpeur ». Lire la suite

Zineb Redouane : une femme tuée à sa fenêtre / Les pieds sur terre, France culture

par Sonia Kronlund

Le 1er décembre 2018, des rassemblements ont lieu à Marseille pour réclamer des logements dignes. Un tir de grenade lacrymogène lancé en pleine manifestation touche Zineb Redouane, qui fermait la fenêtre de son appartement au quatrième étage de son immeuble. L’octogénaire décède le lendemain. Réécouter

“Le plus important n’est pas de filmer, mais de diffuser” : comment les vidéastes ont réussi à documenter les violences policières / France info

Ils sont de plus en plus nombreux et souvent au plus près des forces de l’ordre. Qu’ils soient amateurs ou professionnels, ils n’hésitent pas à plonger au cœur des manifestations, au risque, souvent, d’être blessés. Lire la suite

CLASSEMENT MONDIAL DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE 2019 / RSF

Une haine croissante contre les journalistes

L’année 2018 a vu le nombre des attaques et des pressions contre les médias d’information et contre les journalistes croître dangereusement. Insultés, menacés, agressés, voire blessés par des manifestants ou par les balles de défense des forces de l’ordre, des journalistes ont été confrontés pendant le mouvement des Gilets jaunes en novembre 2018 à un niveau de violence inédit en France. Lire

Violences policières: la France de nouveau prise à partie au Parlement européen / Médiapart

Par Ellen Salvi, le 7 février 2020

Les eurodéputés polonais ont lancé une pétition pour dénoncer « la violence des autorités de la République française contre les citoyens ». Malgré les nombreuses condamnations internationales, Paris continue de balayer les critiques, comme le prouve encore la réponse du chef de file des élus macronistes à Strasbourg. Suite de l’article réservé aux abonnés