Le nouveau schéma national du maintien de l’ordre inquiète la presse / Le Monde

Le 23 septembre 2020, par Nicolas Chapuis et Juliette Bénézit

Le nouveau schéma national du maintien de l’ordre (SNMO) inquiète le monde de la presse. Dans une lettre publiée mardi 22 septembre sur le site Internet du Monde, une quarantaine de sociétés des journalistes, rédacteurs et personnels de médias affichent leur inquiétude.

« Dans un contexte déjà très dégradé pour les journalistes lors de leur couverture des manifestations, ce texte porte atteinte à la liberté d’informer », écrivent les salariés de différents organes de presse comme l’AFP, BFM-TV, ChallengesLes EchosL’ExpressLibérationLe Figaro ou encore France 2. Ils demandent au ministère de l’intérieur de « corriger » ce nouveau cadre du maintien de l’ordre pour « le mettre en conformité avec les principes français et européens de la liberté d’informer ».

Rendues publiques le 17 septembre, plusieurs mesures prévues dans le SNMO ont déclenché de vives réactions du côté des journalistes et de certaines associations comme Amnesty International et la Ligue des droits de l’homme. Parmi elles : la désignation, lors des manifestations, d’un officier référent et la mise en place d’un canal d’échange avec les journalistes « titulaires d’une carte de presse [et] accrédités auprès des autorités ». La possibilité pour les journalistes de porter du matériel de protection est par ailleurs autorisée « dès lors que leur identification est confirmée ».Lire aussi  Le ministère de l’intérieur dévoile la nouvelle doctrine du maintien de l’ordre

Pour les signataires de la lettre, cela revient à exclure toute une partie des professionnels qui rendent compte des manifestations. « L’exercice de la profession de journaliste, définie dans le code du travail, ne nécessite pas la possession d’une carte de presse », s’alarment-ils. Lire la suite