Pour faire taire Ian B, expert des violences policières, la justice le condamne à huit mois de prison / Reporterre

Par Laure-Anny Cholez le 12 décembre 2020

Ian B, militant de longue date contre les violences policières et animateur du collectif Désarmons-les, a été condamné à huit mois de prison ferme pour violences à la suite d’une manifestation de Gilets jaunes, à Montpellier. «Après avoir réprimé les manifestations, on veut aujourd’hui réprimer ceux qui veulent les documenter», assure un spécialiste de la répression d’État. Lire l’article

Communiqué suite à la condamnation d’un membre de Désarmons-les !

Ce jeudi 3 décembre au tribunal de Montpellier, ian, membre de Désarmons-les, se faisait juger sur la base d’un faux en écriture publique réalisé par un agent des Compagnies départementales d’intervention, Jean-Charles Notolan. Ce dernier, après avoir maltraité une observatrice de la LDH au cours de la manifestation du 28 septembre 2019 [1], en lui assénant des coups répétés de bouclier (affaire faisant l’objet d’une plainte IGPN de la part de ladite observatrice), s’était plaint de violences imaginaires de la part de ian, mais aussi d’outrage (il faut bien arrondir sa paie), avant que ses collègues n’ajoutent un délit de groupement en vue de commettre des violences, prétextant la présence dans sa sacoche d’un résidu de grenade lacrymogène percutée [2]

Le déroulé des faits avait été publié ici : https://desarmons.net/2019/10/01/ianb-membre-de-desarmons-les-revient-sur-son-arrestation-a-montpellier-le-28-septembre-2019/

Une affaire somme toute banale qui ne laissait pas présager un coup de massue comme celui qui est tombé sur la tête de ian en fin d’audience : 8 mois de prison ferme et 600 euros au titre des dommages et intérêts ! Lire le communiqué

Loïc, condamné à 3 ans de prison, témoigne de l’acharnement judiciaire qu’il subit / Mr Mondialisation

Le 10 juillet 2020, Loïc Schneider a été condamné à trois ans de prison ferme en réponse aux manifestations lors du sommet du G20 en 2017, à Hambourg, en Allemagne. Suite à son arrestation musclée en 2018, il a déjà été emprisonné pendant un an et quatre mois. Une période dont il garde des souvenirs empreints d’une amertume profonde, dans son esprit marqué probablement à vie par les séquelles d’un procès sans fin. Un nouveau jugement aura lieu dans un an et d’ici là, l’incertitude règne. Face à de nombreux chefs d’accusation qu’il estime farfelus et injustifiés, et un acharnement judiciaire de longue date, l’activiste garde pourtant la tête haute et ne renonce aucunement à son combat. Âgé de 24 ans, il n’en est pas à sa première lutte et certainement pas à sa dernière pour s’opposer à la destruction du vivant et se donner les chances de bâtir une société plus juste. Entretien avec Loïc, militant déterminé à se battre contre les injustices d’un système devenu fou. Lire la suite

Montpellier : un gilet jaune condamné à 8 mois de prison ferme pour des bris de vitres Le Poing

Ce lundi 9 décembre, quatre manifestants ont été présentés devant un juge au tribunal de grande instance de Montpellier.
Deux interpellés de la manifestation syndicale du 5 décembre étaient poursuivis pour violences sur policiers, en l’occurrence des jets de projectiles n’ayant atteint personne. Le premier a été condamné à trois mois de prison ferme sans mandat de dépôt (la peine est donc aménageable) et le second à 70 heures de travail d’intérêt général.
Deux autres personnes, interpellées lors de l’acte 56 des gilets jaunes, étaient notamment poursuivies pour dégradations, en l’occurrence la casse des vitrines du centre commercial du Polygone. Lire la suite et voir la vidéo