Communiqué des avocats de personnes blessées par des grenades GLI-F4 / publié sur Lundimatin

“L’annonce faite ce jour par le ministre de l’intérieur M. Christophe Castaner concernant le retrait des grenades GLI-F4 de l’arsenal des forces de l’ordre ne nous semble pas relever d’une prise de conscience tardive de la dangerosité de ces armes mais d’une opération de communication dans un contexte de médiatisation croissante des violences policières … ” Lire le communiqué

Grenade GLI-F4 : derrière le coup de com de Castaner, la mort d’une salariée en 2014 / Rapports de force

Par Guillaume Bernard, le 27 janvier 2020

Le Ministre de l’Intérieur a annoncé, le 26 janvier, la fin de l’utilisation des grenades GLI-F4, feignant une prise de conscience quant à leur dangerosité. En réalité, cette décision est surtout la conséquence d’un accident mortel qui a coûté la vie à une ouvrière de l’usine où sont produites les grenades en 2014, imposant l’arrêt de leur fabrication. 

Ce n’est pas parce qu’il s’est soudainement rendu compte qu’elles étaient dangereuses que Christophe Castaner a annoncé, dimanche 26 janvier sur le plateau de France 3, l’arrêt de l’utilisation des grenades GLI-F4 par les forces de l’ordre françaises. Comme l’écrivait Libération, le Ministère de l’Intérieur avait décidé de ne plus commander la grenade dès mai 2018. Non pas que celle-ci soit à l’origine de nombreuses mutilations de manifestants mais tout simplement parce que le fabriquant, Alsetex, avait décidé d’en arrêter le production dès 2014. Lire l’article

INTERDICTION DES GRENADES GLI-F4 : Des avocats dénoncent l’« opération de communication » de Christophe Castaner / Lundimatin

Dimanche 26 janvier, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner annonçait à la télévision l’interdiction de l’usage des grenades GLI-F4 par ses forces de l’ordre. Si certains ont cru voir dans cette annonce le début d’une remise en question des méthodes excessivement violentes de la police par le gouvernement, certains avocats de manifestants mutilés par ces armes de guerre ont immédiatement dénoncé une « opération de communication » particulièrement hypocrite. Nous nous sommes entretenus avec Aïnoha Pascual, avocate au barreau de Paris qui défend plusieurs mutilés et blessés lors des manifestations de Gilets jaunes ou de la défense de la Zad de Notre-Dame-des-Landes. Dès dimanche soir, elle co-signait avec plusieurs confrères un communiqué de presse cinglant en réponse aux annonces du ministre de l’Intérieur. Lire l’article

Maintien de l’ordre : après le retrait des grenades GLI-F4, que sait-on de leurs remplaçantes, les GM2L ? / Francetvinfo

En annonçant le retrait très symbolique de la grenade GLI-F4, une arme intermédiaire régulièrement accusée de causer des mutilations, Christophe Castaner fait un nouveau geste pour répondre aux critiques sur le maintien de l’ordre.  …

Un effet “irritant” et “psychologique” 

Alors, à quoi ressemble cette nouvelle grenade ? Sur sa fiche technique (en PDF), on lit que son usage est de l’ordre de la “diversion”, de la “dissuasion”, du “contrôle des forcenés” et de la “neutralisation”. Lorsqu’elle est utilisée, la GM2L “libère instantanément un nuage de CS pulvérulent [du gaz lacrymogène] couvert par un effet sonore déstabilisant les manifestants”. 

Quant à ses “performances”, le document précise bien que “les matériaux employés pour la fabrication de cette grenade (plastique polyéthylène élastomère) permettent de ne générer aucun éclat lors de son fonctionnement”, et liste deux effets : un “effet irritant instantané par dispersion du nuage de CS pulvérulent” et un “effet psychologique généré par le bruit de 160 décibels à 5 mètres, 155 décibels à 10 mètres.”

Une arme qui n’est pas sans risque

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GLI-F4: jusqu’à l’épuisement des stocks, avec la bénédiction du Conseil d’Etat | Mediapart

Devant le Conseil d’État, les tentatives d’interdire la GLI-F4 ont été contrées par le ministère de l’intérieur, qui a annoncé son intention d’écouler ses stocks, en dépit des blessés graves. Les classements sans suite par le parquet sont nombreux, mais la jurisprudence peut permettre aux blessés d’obtenir une reconnaissance de la responsabilité de l’État devant les tribunaux administratifs. Lire la suite…

Jugée défectueuse, mais autorisée par Castaner: GLI-F4, la grenade de trop | Mediapart

Les grenades lacrymogènes explosives GLI-F4 présentent de graves défauts « identifiés mais non résolus ». Dans une note datée du 4 janvier 2018 obtenue par Mediapart, le fabricant Alsetex en a informé le ministère de l’intérieur. Ce dernier continue de les autoriser dans les opérations de maintien de l’ordre. Lors des mouvements des « gilets jaunes », cinq personnes ont eu la main arrachée par ces grenades. Lire la suite …

Grenade GLI-F4 : révélations sur une arme qui mutile | Libération

Mains arrachées, plaies de plusieurs centimètres… La GLI-F4, essentiellement composée de TNT, a fait beaucoup de dégâts lors des manifestations des gilets jaunes. Un rapport de la gendarmerie auquel «Libé» a eu accès révèle que sa dangerosité a été sous-estimée par les forces de l’ordre, ce qui ne les empêche pas de l’utiliser. Lire la suite…