La préfecture de police de Paris a menti pour couvrir les tirs d’un policier sur des jeunes innocents / Médiapart

Par Pascale Pascariello et Armelle Baudet, le 29 novembre 2020

Alors que Gérald Darmanin doit être auditionné lundi à l’Assemblée nationale sur l’action des forces de l’ordre, Mediapart publie une nouvelle vidéo témoignant d’une action incompréhensible. Six jeunes, n’ayant commis aucun délit, sont violemment interpellés par des policiers agissant en toute illégalité. L’un des agents tire deux fois, sans sommation, vers la tête du conducteur. La préfecture de police de Paris n’a pas suspendu ce policier affirmant que la justice avait conclu à la légitime défense. Ce qui est faux.

«Une voiture noire nous a coupé la route. » Des hommes en sont sortis, « j’ai vu deux armes pointées sur nous et, quelques secondes après, on a entendu les coups de feu. » Assis à l’arrière de la voiture, « j’ai baissé la tête, j’ai vu ma vie défiler car j’ai vu la vitre se briser », confie Hugo, 19 ans, l’un des passagers.

Son ami Paul, qui ce soir-là conduisait le véhicule, se souvient, lui aussi, de ces hommes armés qui lui criaient : « “Coupe le contact, coupe le contact, enculé !” J’étais terrorisé. J’ai enclenché la marche arrière, car j’ai cru qu’on allait se faire tuer. »

Cette nuit du 30 avril 2019 restera à jamais gravée dans la mémoire de Paul, d’Hugo et de quatre de leurs amis, âgés de 16 à 22 ans. À 2 heures du matin, dans le bois de Boulogne à Paris, arrêtée à un feu rouge, leur voiture est soudainement bloquée par trois véhicules. Huit hommes armés en sortent, les mettent en joue et l’un d’entre eux tire à deux reprises, visant notamment la tête de Paul. 

Contrairement à ce que craignent ces jeunes gens, ces hommes ne sont pas des voyous, mais bien des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) qui, parce qu’ils les suspectent d’un vol de sac à main, les interpellent sans le moindre signe d’identification, ni brassard ni gyrophare. Et, alors que la situation ne présente aucun danger, ils vont user de leur arme sans faire de sommation.

Aucune image de ces violences policières n’a circulé sur les réseaux sociaux ou dans les médias. Et pour cause, les seuls enregistrements provenant des caméras de vidéosurveillance n’ont été transmis à Paul qu’en juin, après de nombreuses demandes, depuis mai 2019, de son avocat, Raphaël Kempf, auprès du parquet de Paris. 

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Violences policières : nier, nier, il en restera toujours quelque chose / Rapports de force

Par Stéphane Ortega, le 24 mai 2020

Le ministre de l’Intérieur a fermement condamné ce dimanche les critiques exprimées par la chanteuse Camélia Jordana sur l’action de la police dans les banlieues. Parallèlement, le très à droite syndicat policier Alliance souhaite saisir le procureur de la République. Et ainsi, comme lorsqu’il appelait à manifester devant le local parisien de la France insoumise l’an dernier, fixer ce qui peut être dit ou ne pas dit à propos de la police. Lire la suite

Camélia Jordana accuse les policiers de “massacrer” des hommes et des femmes à cause de leur couleur de peau, Christophe Castaner condamne fermement / Francetvinfo.fr

Publié le 24 mai 2020

La chanteuse et comédienne a fait cette déclaration, hier soir, dans “On n’est pas couché” sur France 2. Le ministre de l’Intérieur estime que “ces propos mensongers et honteux alimentent la haine et la violence”. Lire la suite e voir la vidéo

Des gilets jaunes de Mantes-la-Jolie dénoncent les violences policières dans les banlieues / Révolution permanente

Éric, cheminot à Saint-Lazare, le 14 mai 2020

Des gilets jaunes de Mantes-la-Jolie ont participé symboliquement à l’initiative de chaîne humaine contre les violences policières dans les quartiers, lancée dans le 93 et soutenue par de nombreuses organisations. Éric, cheminot à Mantes-la-Jolie, nous explique son engagement contre les violences policières, et pourquoi il tenait à participer à cette action. Lire la suite

Conférence de presse unitaire “colère des quartiers populaires” / Solidaires

Le 4 mai 2020

Dans la suite de la tribune « La Colère des quartiers populaires » est légitime publiée le 24 avril sur le Bondy Blog, Mediapart et Regards, et alors que de nouvelles et graves violences policières se sont déroulées depuis, six organisations ont tenu une conférence de presse le lundi 4 mai.

Omar Slaouti pour le Collectif du 10 novembre contre l’islamophobie, Céline Verzeletti pour la CGT, Youcef Brakni pour le Comité Adama, Verveine Angeli pour l’Union syndicale Solidaires, Mohamed Bensaada pour le Syndicat des quartiers populaires de Marseille, Aurélie Trouvé pour Attac prennent la parole pour dénoncer les inégalités sociales, les discriminations racistes et les violences policières qui frappent les quartiers populaires.

https://www.youtube.com/watch?v=8keFyopqjJ4

https://www.facebook.com/bondyblog.fr/videos/853046315214459/

La colère des quartiers populaires est légitime / Blog des invités de Médiapart

Publié le 24 avril 2020 par Les invités de Médiapart

Plusieurs organisations et associations lancent un appel de soutien à la colère qui s’exprime dans les quartiers populaires après la blessure infligée à un motard à Villeneuve-la-Garenne par la police, nouvelle démonstration de son impunité. «Ces révoltes sont l’expression d’une colère légitime car les violences policières ne cessent pas. Les inégalités et les discriminations doivent être combattues avec vigueur et abolies». Lire la suite

Violences policières : une vidéo montre un tir de LBD à bout portant et un coup de pied sur un homme au sol à Limoges / Issues

Les habitants des quartiers sont de plus en plus nombreux à dénoncer les violences policières depuis le début du confinement. La dernière en date a eu lieu à Limoges où un homme a reçu un tir de LBD à bout portant avant de recevoir un coup de pied au sol alors qu’il ne représentait aucun danger. Lire la suite

« Pourquoi nous soutenons les révoltes des quartiers populaires » : Tribune / Le Poing

Publiée dans Le Poing le 23 avril 2020

Parce que nous n’avons pas oublié que fin 2018, la violence des gilets jaunes était devenue la dernière des options pour accéder à la dignité et à une justice sociale. Certains l’ont nié. Aujourd’hui, c’est une autre bataille d’intérêt général que beaucoup ne veulent pas voir. Celle des quartiers populaires qui sont en train de se battre avec violence, car la violence est devenue la dernière option que le pouvoir leur laisse pour se défendre d’une police qui s’octroie le droit de vie ou de mort dans ces territoires.

L’accident de moto provoqué par la police à Villeneuve la Garenne, samedi 18 avril, aura donc été l’étincelle. Depuis, plusieurs quartiers populaires s’embrasent chaque nuit. Comment pouvait-il en être autrement alors que les crimes et les violences policières s’enchaînent depuis le début du confinement, dans l’indifférence médiatique, et avec la certitude maintenant acquise d’une impunité policière à toute épreuve. Lire la suite de la tribune

Violences policières : quand l’État ne tient plus ses flics / Usul

Le 20 avril 2020

Le weekend dernier a été animé par des mouvement de révolte dans les quartiers populaires, suivi par de grand déploiements de force de l’ordre en pleine période de confinement. OLG revient cette semaine sur les tensions entre la police et les quartiers mais aussi entre l’État et sa police. Voir la vidéo