France : Arrêté·e·s pour avoir manifesté: La loi comme arme de répression des manifestant·e·s pacifiques en France / Amnesty International

29 September 2020, Index number: EUR 21/1791/2020

De grandes manifestations réunissant des millions de personnes voulant obtenir une plus grande justice sociale et économique ont eu lieu en France à partir de 2018. Le présent rapport montre en détail comment, face à ce mouvement, les autorités policières et le ministère public ont instrumentalisé le droit pénal et se sont appuyés sur des lois très générales pour réprimer des manifestant·e·s pacifiques. Amnesty International appelle les autorités françaises à protéger les droits humains de la population et à modifier de toute urgence la législation et les politiques qui ont été utilisées pour restreindre injustement les droits des manifestant·e·s pacifiques.

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Liban. L’armée et les forces de sécurité s’en prennent à des manifestant·e·s non armés après les explosions – nouveaux témoignages / Amnesty International

Le 11 août 2020

 *  Plus de 230 personnes blessées lors des manifestations du 8 août

 *  La politique des forces de sécurité consistant à « tirer pour blesser » a causé des blessures graves – un jeune homme a notamment perdu un œil

 *  Gaz lacrymogènes, balles en caoutchouc et plombs sont tires sans discernement

L’armée et les forces de sécurité libanaises, ainsi que des hommes non identifiés habillés en civil, ont tiré sur des foules non armées lors des manifestations qui se sont déroulées dans le sillage des récentes explosions à Beyrouth, a conclu Amnesty International au terme d’une enquête.

Elle a observé les manifestations majoritairement pacifiques le 8 août, pendant lesquelles les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc et des balles de fusils à pompe sans discernement sur la foule. Elle a recueilli les témoignages de victimes, de témoins directs et de médecins, et a vérifié les images montrant les forces de sécurité faire usage de la force de manière brutale et illégale. Lire la suite

CONFINEMENT ET VIOLENCES POLICIÈRES, DOUBLE PEINE POUR LES BANLIEUES / Le Média

Le 29 mars 2020

“Le flic qui était juste devant le jeune, lui porte un coup à la cage thoracique ou au cou je ne sais pas, le jeune est tasé, ils lui font un plaquage ventral, et une clé d’étranglement. À ce moment-là, je me dis mince il va mourir.” Pendant la période de confinement, des policiers aux comportements inadmissibles déchaînent une violence gratuite dans les quartiers contre ses habitants, bien loin des contrôles courtois des grands centre villes… Témoignages Voir la vidéo

Mesure de confinement: Les contrôles de police ne doivent être ni abusifs ni violents ni discriminatoires / Syndicat des Avocats de France

Communiqué du 27 mars 2020

Après seulement dix jours de confinement, des vidéos et témoignages faisant apparemment état de contrôles abusifs et de violences par les forces de police ont commencé à émerger sur les réseaux sociaux. Les organisations signataires appellent le ministre de l’Intérieur et le directeur général de la Police nationale à veiller à ce que le maintien de l’ordre et les opérations de contrôle dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19 ne donnent pas lieu à des abus. Ils doivent rappeler immédiatement aux policiers en charge des contrôles que ces opérations aux policiers en charge des contrôles que ces opérations doivent s’opérer dans un cadre strictement légal, sans discrimination, et sans recourir à des techniques dangereuses et potentiellement mortelles contre les personnes. Lire la suite

Coronavirus et violences policières. 10% des amendes rien qu’en Seine Saint Denis / Révolution permanente

Le 24 mars 2020, par Nathan Erderof

Dès l’annonce du confinement, le gouvernement a déployé un grand dispositif répressif. Alors que ces derniers jours, la vis autoritaire a encore été resserré, les premiers chiffres sont tombés : sans étonnement, les quartiers les plus populaires sont les plus visés. Lire la suite

Blessures invisibles, les impensées de la répression / Le Média

Par Elsa Gambin, Léo Tixador et Nicolas Mayart, le 12 février 2020

D’innombrables arrestations, des milliers de blessés, et des centaines de personnes traumatisées parmi les manifestants : la violence de la répression policière affecte les corps et les esprits. Ceux qui ne sont pas atteints dans leur chair souffrent aussi, tétanisés par la peur, et voient leur existence bouleversée par les cauchemars ou la paranoïa.

« La peur, quand on la perçoit, c’est fini. C’est la boîte de Pandore », résume Valk, photographe à Nantes. Depuis environ 1 an, cette habituée des luttes, toujours prompte à sortir l’appareil photo, ne peut plus s’y rendre. Elle a d’abord ressenti la peur, lancinante, encore un peu floue, « à la façon que j’avais de me harnacher ». Une seconde fois, elle s’est rappelée à elle de manière frontale. Une panique au milieu d’un épais brouillard de gaz lacrymogènes, l’impossibilité de bouger. « J’étais tétanisée. Un militant, habillé tout en noir, m’a mis la main sur l’épaule. Il m’a juste dit « ça va ? ». Ça m’a fait revenir à la réalité. Ce simple geste, précautionneux et aidant, m’a sortie de ma torpeur ». Lire la suite

Brest. Le président de l’université « estomaqué » après l’intervention musclée des CRS Ouest France

En dehors de situations d’urgence absolue, et cela depuis presque 800 ans, les forces de l’ordre ne peuvent intervenir sur un site universitaire que sur réquisition du président, rappelle Matthieu Gallou, président de l’Université de Bretagne occidentale, après l’intervention musclée de ce mardi matin, à Brest (Finistère). Lire la suite