À nos corps défendants / IanB

si vous avez raté la diffusion Youtube du film À nos cors défendants de IanB, voici la nouvelle date de diffusion,

Le film A NOS CORS DEFENDANTS sera projeté une seconde fois en « première » sur Youtube le 17 avril 2020 à 21h30 à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=zrHcc_rPacE

Plusieurs villes ont accueilli la projection du film entre le 9 janvier et le 12 février et une tournée devait reprendre entre le 18 mars et la fin avril, avec 27 projections prévues dans autant de villes à travers toute la France. Le Corona a eu raison de ce programme.

Il était prévu que le réalisateur accompagne son film pour le présenter, en expliquer les motivations et animer des débats en y associant dans chaque ville des premier-es concerné-es, familles et proches de victimes de violences policières.

PRESENTATION DU FILM :

A NOS CORPS DEFENDANTS
Durée : 90 min
Année : 2019
Réalisation : IanB

Ce film ne raconte pas une histoire. Il se veut une approche sensible et radicale des violences psychologiques et physiques infligées aux habitant·es des quartiers populaires par la police. Les récits prennent place dans la France des vingt dernières années, celle de l?après Sarkozy, et sont rapportés par les premier·e·s concerné·e·s : pas de sociologue, pas d?historien, pas de journalistes ni de storytelling. Juste la parole de celles et ceux qu?on voudrait voir silencieux·ses : Wassil Kraiker et ses parents Zohra et Abdelaziz, des jeunes d?Argenteuil, Amine Mansouri et son père Moustapha, Ali Alexis et son épouse, Ramata Dieng et Farid El Yamni?

On y aborde la question de la domination, ou comment l?État traite les corps étrangers pour mieux les contrôler. Il est question de racisme, de torture et d?un combat vital pour la vérité. Les protagonistes de ce film n?avaient pas choisi de devenir un jour visibles, mais les violences systémiques en ont fait des combattant·e·s, à leurs corps défendants.

Teaser de présentation : https://vimeo.com/380032242
Événement Facebook : https://www.facebook.com/events/212701123292997/

Béziers : un trentenaire meurt au commissariat après une interpellation «difficile» / RT France

Le 9 avril 2020

Le parquet a annoncé le 9 avril qu’un trentenaire était décédé à Béziers après une interpellation de la police municipale qui faisait suite à un contrôle des mesures de confinement. Il serait mort au sein du commissariat. Un trentenaire est mort le 8 avril au soir au commissariat de Béziers dans l’Hérault après une interpellation «difficile» par la police municipale dans le cadre d’un contrôle des mesures de confinement, a fait savoir le 9 avril le parquet, qui a ordonné une enquête pour «homicide involontaire». Lire la suite

Interpellé pour non-respect du confinement, un homme meurt au commissariat de Béziers / Le Poing

Le 9 avril 2020

« Mercredi 8 mars, vers 22h30, un homme de 33 ans a été conduit par les policiers municipaux de Béziers au commissariat. Il venait d’être interpellé pour non-respect du couvre-feu qui court de 21h jusqu’à 5h du matin. Il est décédé quelques instants plus tard dans les locaux de la police nationale alors que les gardiens de la paix avaient tenté un massage cardiaque et fait appel aux pompiers pour venir en aide à la victime. Une autopsie a été ordonnée par le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland. Elle aura lieu demain vendredi 10 mars dans la journée. » Le parquet a ouvert une enquête pour homicide involontaire. Voici les faits rapportés dans l’introduction d’un article de Midi Libre publié ce matin.

Le reste de l’article vise à convaincre le lecteur que la mort de cet homme importe peu : « La victime [est] un accro aux stupéfiants bien connu de la ville. […] Les policiers municipaux auraient eu du mal à l’arrêter, mais c’est souvent le cas avec les toxicomanes. Ce dernier était très connu de la justice et avait posé des problèmes à plusieurs reprises aux forces de l’ordre. Le 5 avril, il avait d’ailleurs été placé en garde à vue pour un vol à l’arraché. » Le média Métropolitain parle d’un « SDF » qui « avait déjà été interpellé dans la journée pour des dégradations volontaires d’un véhicule ». Il était donc SDF, mais n’avait pas respecté le couvre-feu ? Lire la suite

Strasbourg : un jeune homme frappé par des policiers, l’IGPN ouvre une enquête / France 3

Par Marie Coulon, le 19 mars 2020

Une enquête préliminaire a été ouverte et confiée à l’inspection générale de la police nationale par le parquet de Strasbourg, a-t-on appris ce mercredi 25 mars. La semaine dernière, un homme de 19 ans aurait été victime de violences policières en marge d’une interpellation à Koenigshoffen. Lire la suite

SANTÉ : DES PAROLES ET DES ACTES / Nantes révoltée

Il y a les discours, et il y a les actes. Depuis trois semaines, le gouvernement se répand en longs discours de remerciements pour les soignants, et ceux qui ont cassé l’hôpital public applaudissent le personnel hospitalier dans les médias. N’oublions jamais comment le pouvoir en place et son bras armé ont traité les soignants qui hurlent leur désespoir depuis des mois. N’oublions pas que quand les infirmières demandaient des moyens, voir la suite

6T de banlieue confinées : les exactions policières se poursuivent / Le Paria

Le 28 mars 2020, par Moha

Les policiers profitent de l’état d’urgence sanitaire et de l’épidémie pour frapper, agresser, humilier les gens qui habitent dans les quartiers populaires, les 6T de banlieue.

Hier par exemple, dans mon quartier du Blanc-Mesnil, un mec était menotté au sol en plein milieu de la rue. Autour de lui, vingt policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) du 93. L’un d’eux, cagoulé, faisait le guetteur en surveillant les environs pour couvrir ses collègues. Je n’ose pas imaginer ce qui s’était passé avant qu’il se retrouve au sol : l’interpellation commence toujours debout, et ça se termine à terre avec des hématomes sur tout le corps. D’habitude quand ça se produit, un attroupement se forme autour des policiers. Les gens leur crient d’arrêter, ils filment. Mais quand les rues sont désertes, les mecs n’ont personne pour les défendre. Lire la suite